
Né le 5 octobre 1979 à Lille, Kevin Potier n’a pourtant jamais envisagé l’écriture comme une vocation. Ce n’était pas un vieux rêve d’enfant soigneusement gardé, ni une envie cachée qu’il aurait cultivée en secret. Pour lui, écrire était avant tout un moyen de poser à plat ce qu’il ne parvenait pas à dire autrement. Les mots venaient bruts, mais ils disaient l’essentiel, sans filtre.
J’ai toujours aimé lire et écrire de la science-fiction et de l’horreur. Ce sont des genres qui me permettent de parler de l’humain autrement qu’avec de longs discours. Mes histoires sont souvent sombres, mais elles viennent de quelque chose de vrai.
À 44 ans, je me suis dit « Et si je faisais un livre ? » Je n’avais pas de plan précis, juste l’envie d’aller jusqu’au bout. Une fois mon histoire terminée, je me suis demandé si elle pouvait intéresser quelqu’un d’autre. J’ai donc envoyé le manuscrit à sept maisons d’édition, sans trop y croire.
À ma grande surprise, trois d’entre elles m’ont répondu positivement. J’ai relu les lettres plusieurs fois avant de réaliser que c’était réel. En 2023, Le Marchand de Réalités est sorti. Le roman parle d’un homme capable de changer la réalité, mais surtout, il pose une question simple : qu’est-ce qu’on choisit de croire ? La vérité, ou ce qui nous rassure ?
Ce livre n’a pas tout changé dans ma vie. Il m’a simplement confirmé une chose : j’ai encore envie d’écrire. Pas pour être connu, mais parce que l’écriture est la seule façon pour moi d’exprimer certaines choses.
Aujourd’hui, j’écris à mon rythme. Je continue de raconter des histoires sombres, proches de ce que chacun peut ressentir. Avec des mots simples, j’essaie de parler de ce qu’on préfère souvent éviter.
Rien de plus. Rien de moins.
